Par _Ben et Jérémy.

Comme nous l'avons développé dans notre précédent post, publié ICI sur notre page Facebook et morcelé sur notre précédent Tweet, un des deux préavis proposé à ce jour (on rappelle qu'une nouvelle réunion pouvant les faire évoluer se tiendra la semaine prochaine) propose une période de deux jours de grève sur cinq jours à partir du 3 avril 2018. Un calendrier de jours de grève a été établi. Ce calendrier est amplement repris par les médias qui, tout comme la direction, sont surpris par ce mode de grève. Il est évidemment, repris par la direction. En somme, il est aussi connu des usagers. Chaque partie ne cache pas ses craintes au sujet de ce préavis pour le moins plutôt original.

Pour nous, sans parti pris, cette modalité de grève est un compromis à mi chemin entre la grève carrée et la grève reconductible. La grève carrée est insuffisante. La grève reconductible par périodes de 24 heures n'a, en 2014 et 2016, pas réellement fait ses preuves. Elle s'essoufle généralement au bout de quelques jours. 

La grève de 48 heures par périodes de 120 heures est en capacité de mettre à mal le plan de transport et de perturber le service de manière durable avec des répercussions y compris sur les jours non couverts par le préavis. Aussi bien en terme de production pure, dont les mouvements de matériel roulant, qu'en terme de manières de broder le conflit social avec le préavis reconductible par périodes de 24 heures posé par Sud Rail. 

Seulement, voila. Avec ce calendrier, tout le monde à le temps de s'organiser un minimum. Surtout la direction. On peut alors penser que ce n'est pas malin de la part des OS d'avoir posé un tel préavis avec des jours donnés à l'avance et connus de tout le monde. L'autre information, c'est qu'une réunion inter fédérale se tiendra la semaine prochaine. Et les lignes pourront bouger.

Plusieurs scénarios se profilent. Et une hypothèse ressort: et si ce préavis par périodes de 2 jours sur 5 jours était une entourloupe ? Il sert à tâter le terrain, à mesurer les réactions, très contrastées, des cheminots. Il sert aussi à menacer le gouvernement et la direction, à leur mettre la pression. C'est une seconde étape, après celle du 22 mars (nb: rien ne change pour cette date, les préavis déposés et la manifestation restent d'actualité) Mais on peut se surprendre, et vous avez été plusieurs à nous donner cet avis, à penser que ce préavis est aussi une duperie, un moyen de faire diversion. Et que la prochaine réunion découlera sur une méthode de mobilisation plus radicale.